Quels sont les effets secondaires de l’arrêt du tabac ?

Le tabagisme est une addiction lente et sournoise qui, si elle n’a pas les effets visibles d’une addiction aux drogues « dures », reste puissante et très difficile à quitter. Arrêter de fumer est donc un grand défi qui nécessite du temps, de la volonté et de la préparation. En effet, le syndrome de sevrage qui se manifeste dès les premières heures de l’arrêt du tabac provoque des symptômes variés et communs à la grande majorité de ceux qui essayent d’arrêter de fumer. En connaissant les effets secondaires de l’arrêt du tabac, il devient alors plus facile d’identifier les moments de faiblesse et de trouver des astuces personnelles pour y remédier.

Voici donc les effets secondaires du sevrage tabagique les plus courants.

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Les effets de l’arrêt du tabac sur le comportement

Les symptômes du sevrage les plus difficiles à contrôler et les plus longs à estomper sont les effets comportementaux. La forte envie de fumer et la sensation de manque croissante provoquent chez l’ex-fumeur une irritabilité accrue, ainsi qu’un stress exacerbé pouvant s’entrecouper de phases de déprime. Les hormones du plaisir et de la récompense produites par le cerveau lorsque l’on consomme de la nicotine ne sont plus sollicitées, causant ainsi un grand remaniement dans les neurotransmetteurs qui régissent les émotions.

La solution ? Tenir le coup et détourner votre attention ! Pour ne pas laisser le manque gonfler comme une boule de neige et de stress, le meilleur moyen reste de s’occuper l’esprit ou de pratiquer une activité sportive pour forcer votre cerveau à produire les hormones du plaisir et de la récompense après l’effort. Soyez créatifs ! Toute activité ou tout « petit rituel » aussi anodin soit-il peut être votre sésame pour résister à un pic de manque ou à une saute d’humeur.

Les effets sur l’horloge biologique

D’autres troubles biologiques peuvent intervenir lors d’un sevrage tabagique. L’abstinence nicotinique et ses effets sur le comportement peuvent impliquer des troubles du sommeil divers, allant de l’insomnie liée au stress à la fatigue intense liée au manque de l’effet stimulant de la nicotine. Trois semaines en moyenne sont nécessaires pour laisser le temps à l’organisme et à l’horloge biologique de se réadapter à une vie sans l’apport constant d’une molécule stimulante.

De même, l’arrêt du tabac à un effet secondaire courant sur le transit intestinal. La nicotine stimulant le transit, des symptômes de constipation peuvent se manifester durant les 3 à 4 premières semaines du sevrage. En attendant que l’organisme retrouve son fonctionnement normal, favorisez son travail en optant pour des aliments riches en eau et en fibres (fruits, légumineuses, céréales, légumes verts…).

Pourquoi prend-on du poids en arrêtant de fumer ?

Il est une croyance commune selon laquelle arrêter de fumer fait grossir. Dit comme cela, on aurait tendance à croire que cette conséquence de l’arrêt du tabac soit inévitable, automatique et immuable. Pourtant, ce phénomène n’a rien de magique. L’arrêt du tabac en lui-même ne fait pas grossir, c’est le comportement de l’ex-fumeur en manque qui provoque ensuite la prise de poids ! En effet, le syndrome de sevrage pousse les fumeurs en manque de nicotine à compenser par l’alimentation. La nicotine agit comme coupe-faim, et sans elle, on retrouve un appétit perdu en plus d’un surplus d’attrait pour les aliments sucrés ou gras. Ces deux facteurs cumulés soudainement n’ont pas de pitié pour la silhouette, et il faudra alors se faire violence pour éviter de prendre de mauvaises habitudes alimentaires.

Limitez les dégâts pendant quelques semaines en attendant que votre appétit se stabilise et que vous puissiez enfin profiter sereinement et sans excès de votre goût et de votre odorat retrouvés ! En cas de coup dur ou d’estomac trop gourmand pour être ignoré, n’oubliez pas que le sport reste votre allié.

Pourquoi tousse-t-on plus après l’arrêt du tabac ?

C’est un phénomène pour le moins contre-intuitif : on tousse encore plus après avoir arrêté de fumer. Si cela peut s’avérer étonnant, voire décourageant pour certains, c’est pourtant bien un message très positif que vous envoie votre corps !

Durant les premières semaines de sevrage, vos poumons commencent à se nettoyer en l’absence de goudron et de fumée. Les cils vibratiles qui recouvrent les bronches se remettent en activité et provoquent alors de puissantes quintes de toux pour expulser les particules indésirables. Tousser après avoir arrêté de fumer, c’est un signe de remerciement qui vient du plus profond de vos poumons. Prenez un mouchoir, respirez, et appréciez !